Ditesleaveclesourire
Bienvenue !

Ditesleaveclesourire

de tout, de riens , d'actualités,de chansons dans le respect de chacun.
 
Portail*AccueilS'enregistrerConnexion
Sujets similaires
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
» Tout va très bien Madame la Marquise...
Jeu 29 Déc 2016 - 9:14 par ally-net

» Bonjour
Mer 21 Déc 2016 - 14:05 par ally-net

» ETRANGER
Sam 17 Déc 2016 - 11:03 par ally-net

» Le saviez-vous
Ven 21 Oct 2016 - 22:12 par ally-net

» Il faut changer les choses
Lun 3 Oct 2016 - 22:21 par ally-net

» Europe
Mar 28 Juin 2016 - 9:32 par ally-net

Elections 2012
Exceptionnellement le vote est ouvert à tous les membres et aux invités.
 
Ally-net
modératrice
Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher
Forum
Partenaires
forum gratuit
Tchat Blablaland
Sujets les plus actifs
Bonjour
Bonjour
Bonjour
Bonjour
en bref
Elections présidentielles : débat
Photos déformées
la chanson du jour
citation du jour
Au coin du feu
Forum

Partagez | 
 

 La castration chimique

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
ally-net
Administratrice


Nombre de messages : 5217
Localisation : Lorraine-Moselle
Emploi : travailleur social à la retraite
Date d'inscription : 08/01/2007

MessageSujet: La castration chimique   Mar 24 Mai 2011 - 13:31

Article du 2 octobre 2009
Source : Libération


Après le meurtre de la joggeuse, le débat politique se cristallise autour de la castration chimique, présentée par certains comme le remède miracle aux agressions sexuelles. Qu'en est-il en réalité ?
L'homicide de Marie-Christine Hodeau et l'arrestation de son meurtrier présumé, déjà condamné pour le viol et l'enlèvement d'une adolescente en 2002, a relancé le débat sur le suivi des délinquants sexuels. Avec au coeur des discussions, la question de la castration chimique, brandie par certains politiques comme une réponse au problème de la délinquance sexuelle.

Au delà du débat binaire «pour ou contre» la castration chimique, plusieurs questions se posent. La castration chimique est-elle déjà appliquée en France? Est-elle indiquée pour tous les délinquants sexuels ? Ce médicament guérit-il ? Prévient-il les agressions sexuelles ? Peut-on contraindre une personne à suivre ces traitements ? Les réponses, point par point.

La castration chimique, c'est quoi au juste ?

C'est un traitement hormonal qui réduit la production de testostérone et diminue de fait la libido. Le traitement n'empêche pas les rapports sexuels mais les rendent beaucoup moins fréquents. Il réduit surtout les pulsions sexuelles. «Le traitement en lui-même existe depuis 20 ans, on l'utilise pour soigner diverses pathologies comme le cancer de la prostate ou des problèmes d'acné. Depuis peu, il existe un encadrement légal pour prescrire ce médicament à des délinquants sexuels», explique le docteur Sophie Baron-Laforet, psychiatre et vice-présidente de l'association pour la recherche et le traitement des auteurs d'agressions sexuelles.

Contrairement à la castration chirurgicale, la castration chimique n'est pas irréversible. Il s'agit d'un traitement prescrit par un médecin, comprenant des comprimés à avaler chaque jour et une injection (tous les mois ou trois mois selon le médicament). Il s'accompagne toujours d'un encadrement social important et notamment psychologique.

Dans quelles conditions ce traitement est utilisé pour les délinquants sexuels ?

C'est la loi Clément de 2005 qui a ouvert la porte à ces traitements hormonaux dans le cadre des agressions sexuelles. Attention, le juge ne peut en aucun cas ordonner la castration chimique d'un détenu. Il s'agit là d'un traitement médical qui relève de la compétence des médecins. «Il faut bien comprendre que l'on est là sur le terrain médical, insiste Guillaume Didier, le porte-parole du ministère de la Justice. Le juge ordonne l'injonction de soin. A charge ensuite à l'équipe médicale de déterminer si la castration chimique est appropriée ou pas selon les cas, et de soumettre le traitement au patient.»

Plusieurs conséquences en découlent :

- La prescription du traitement est soumise au secret médical. «On ne peut donc pas savoir combien de personnes suivent de tels traitements», ajoute la Chancellerie.


- Un médecin ne peut en aucun cas forcer un patient à se soigner, «c'est contraire à la déontologie médicale et à la convention internationale des droits de l'homme», souligne le ministère. La castration chimique repose donc sur le principe consentement du patient.

Faut-il une nouvelle loi ?

«A chaque nouvelle affaire impliquant un récidiviste, on nous sort une nouvelle loi», pestait hier Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats (tendance droite), résumant une critique largement répandue parmi les acteurs de terrain, qu'ils soient médecins, gardiens de prison, juges ou avocats.

Ne dérogeant pas à la règle, la garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie a donc annoncé dès hier soir qu'elle souhaitait faire une proposition «dans le cadre de la loi qui sera déposée avant fin octobre» pour «renforcer les mesures de castration chimique». Il faut «que la personne, qui doit être volontaire (à la castration chimique, ndlr), n'ait pas ensuite la possibilité d'y renoncer, sauf à retourner en prison».

L'efficacité de la castration chimique est-elle prouvée ?

Le débat politique se cristallise aujourd'hui sur la question du consentement, écartant de fait la question de l'efficacité de tels traitements, pourtant loin d'être tranchée.

Au ministère de la Justice, on concède volontiers que «la castration chimique n'est pas la panacée. Si la prise d'un simple médicament permettait à un pédophile multirécidiviste de redevenir un patient normal, ça se saurait».

Irritée par cette polémique dictée par l'émotionnel, la psychiatre Sophie Baron-Laforet, considère que le débat doit se situer sur un autre terrain. «Le consentement, ça se travaille. C'est notre travail de médecin. Quand on annonce à un diabétique un traitement lourd à l'insuline, il n'est souvent pas d'accord d'emblée. Pourtant, on le convainc avec des arguments médicaux. On pourrait faire pareil avec les traitements sur les pulsions sexuelles... A condition d'avoir des arguments médicaux !»

Elle ne cesse de le répéter, «nous manquons d'études scientifiques sur l'efficacité de ces traitements pour réduire les agressions sexuelles. Il faut soutenir la recherche clinique sur ce terrain là».

Ce traitement guérit-il des troubles sexuels?

«Aujourd'hui, on ne peut tout simplement pas répondre, se désole le docteur Baron-Laforet. De la même manière, combien de temps doit-on prescrire ce traitement à nos patients: 6 mois, un an, toute une vie ? On ne sait pas. Je le répète, on manque d'informations.»

Quand bien même l'efficacité de la castration chimique serait prouvée, ce traitement serait inadapté pour la grande majorité des patients, à en croire les spécialistes. «On pense que seuls 15% des personnes ayant des comportements désappropriés avec les mineurs, pourraient bénéficier de ces traitements», indique Sophie Baron-Laforet.

Enfin, reste cette question de fond, et pourtant essentielle: La délinquance sexuelle est-elle un problème de sexualité ou de violence? En agissant contre les pulsions sexuelles, empêchera-t-on les agressions?


On peut me modifier, mais jamais me changer" Salvador Dali
Revenir en haut Aller en bas
ally-net
Administratrice


Nombre de messages : 5217
Localisation : Lorraine-Moselle
Emploi : travailleur social à la retraite
Date d'inscription : 08/01/2007

MessageSujet: Violeur d'enfants   Mar 24 Mai 2011 - 13:38

Suite à l'affaire récente du "violeur d'enfants" je souhaite que cette loi soit appliquée à cet homme !
Messieurs les Docteurs en Médecine Psychiatrique, ne vous dérobez plus, faites votre devoir : soignez afin d'éviter le Pire : il est de votre devoir de respecter le serment d'hypocrate et de votre responsabilité !


On peut me modifier, mais jamais me changer" Salvador Dali
Revenir en haut Aller en bas
Gavroche_
Forecnet


Nombre de messages : 2449
Localisation : Lorrain mais citoyen du monde..
Emploi : Poseur de pavés sur les barricades...
Date d'inscription : 19/01/2007

MessageSujet: Re: La castration chimique   Jeu 26 Mai 2011 - 18:02

Moi ce que j'ai du mal à comprendre, c'est qu'un homme est quand même doté d'un cerveau... et dans cet organe il y a 2 cases... Celle du bien et celle du mal...
Ce n'est pas le sexe qui doit décider à la place du cerveau...
C'est justement ce cerveau qui fait la différence entre l'homme et l'animal... pourtant il semblerait que l'animal se comporte mieux !
En l'occurrence on n'a pas d'autre solution que de ne pas laisser le choix au récidiviste... Ou il subit une castration chimique à vie ou il reste en prison ! Il n'y a pas à tergiverser.. Il y va de la vie d'une future victime !


Si j'suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire,
Le nez dans le ruisseau, c'est la faute à Rousseau.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La castration chimique   

Revenir en haut Aller en bas
 
La castration chimique
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Fait divers] Interpellation à Disneyland Paris
» Coca Cola light + Mentos=réaction chimique(booom)
» Un produit chimique extraordinaire redonne la vue à des souris aveugles
» La gravure chimique
» formule chimique pour le placage de l argent

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ditesleaveclesourire :: A LA UNE :: Le saviez-vous ?-
Sauter vers: