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MessageSujet: le poème du jour   Mer 4 Fév 2009 - 16:38

Je veux des "toi"

Je veux des "toi"
Qui collent à "moi"
Je veux des "nous"
En petits bouts
Parsemés là...

Je veux des "si"
Ou bien des "oui"
Des petits mots
Ecris de toi
Parsemés là...

Je veux tes "joues"
Là sur mon cou
Des p'tits bisous
Toujours plus doux
Parsemés là...

Je veux ton "aime"
Tes petits poèmes
Là sur mes yeux
C'est encore mieux
Parsemés là ...

Je veux tout çà
Rien que pour moi
Tes petits bonheurs
Là sur mon coeur
Parsemés là ...


Patricia.

www.jepoeme.com


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MessageSujet: Poème du jour   Lun 21 Sep 2009 - 8:24

Les colchiques


Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissant
Lentement s'empoisonnent
Le colchique couleur de cerne et de lilas
Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-la
Violatres comme leur cerne et comme cet automne
Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne

Les enfants de l'école viennent avec fracas
Vêtus de hoquetons et jouant de l'harmonica
Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères
Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières
Qui battent comme les fleurs battent au vent dément

Le gardien du troupeau chante tout doucement
Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent
Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l'automne



APOLLINAIRE


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MessageSujet: Re: le poème du jour   Mar 22 Sep 2009 - 7:03

Automne malade

Automne malade et adoré
Tu mourras quand l'ouragan soufflera dans les roseraies
Quand il aura neigé
Dans les vergers

Pauvre automne
Meurs en blancheur et en richesse
De neige et de fruits mûrs
Au fond du ciel
Des éperviers planent
Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines
Qui n'ont jamais aimé

Aux lisières lointaines
Les cerfs ont bramé

Et que j'aime ô saison que j'aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu'on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Les feuilles
Qu'on foule
Un train
Qui roule
La vie
S'écoule

Guillaune Appolinaire


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MessageSujet: Re: le poème du jour   Jeu 24 Sep 2009 - 8:19

C'est de saison !


Si j'suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire,
Le nez dans le ruisseau, c'est la faute à Rousseau.
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MessageSujet: Victor Hugo   Lun 1 Nov 2010 - 9:57

Demain, dès l'aube...

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo à sa fille Leopoldine
Les contemplations


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MessageSujet: Re: le poème du jour   Mar 2 Nov 2010 - 10:20

J'ai toujours aimé ce poème !


Si j'suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire,
Le nez dans le ruisseau, c'est la faute à Rousseau.
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MessageSujet: JS BACH   Mar 12 Avr 2011 - 7:00

Un peu de douceur dans ce monde de brutes.

J.S. Bach

Toccata & Fugue in D minor ( BWV 565 ) de Bach Vous ne l'avez jamais entendue ainsi.

Mais n'espérez pas qu'il vous invite à boire un verre à la fin du spectacle.

http://www.youtube.com/watch_popup?v=XKRj-T4l-e8&vq=large





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MessageSujet: Léo Ferré   Jeu 12 Mai 2011 - 8:50

Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

On oublie le visage et l'on oublie la voix

Le coeur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller

Chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien

Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

L'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie

L'autre qu'on devinait au détour d'un regard

Entre les mots, entre les lignes et sous le fard

D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit

Avec le temps tout s'évanouit

Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

Même les plus chouettes souvenirs ça t'as une de ces gueules

A la Galerie je farfouille dans les rayons de la mort

Le samedi soir quand la tendresse s'en va tout seule

Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

L'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien

L'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux

Pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous

Devant quoi l'on se traînait comme traînent les chiens

Avec le temps, va, tout va bien

Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

On oublie les passions et l'on oublie les voix

Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens

Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu

Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard

Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard

Et l'on se sent floué par les années perdues

Alors vraiment

Avec le temps on n'aime plus.

«Avec le temps» de Léo Ferré : Paroles écrites et chanson composée en 1969, enregistrée en octobre 1970


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MessageSujet: Le poème ...   Ven 10 Juin 2011 - 16:41

Aimer

Tu peux lire dans les cartes , prédire dans le temps
Mais que l'amour est difficile quand est passé le printemps
Tu ne peux dire où vas le vent...
Car le bonheur est fragile quand s'annonce l'ouragan !

Elle était belle la fête et pourtant
Qui peut dire dans cette "île"
Où se cache le futile où réside l'important ?
Nous ne sommes pas sur terre pour faire semblant
Tu crois pouvoir dire où vas le vent ?
Mais tu verras que l'amour est difficile quand est passé ... le printemps *

Christian Barbezier - 6 mai 2002


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MessageSujet: Le poéme...   Dim 18 Sep 2011 - 8:08

Dans ma jeunesse

Dans ma jeunesse il y a des interstices
Des vols planés en état d'ivresse
Des atterrissages de détresse

Mais la jeunesse me regarde sévère elle me dit :
"Qu'as tu fais de nos nuits?
Qu'as tu fais de nos nuits d'aventure?
Maintenant le temps reprend son pli"

Dans ma jeunesse il y a une prière
Une prouesse à dire ou à faire
Une promesse un genre de mystère

Dans ma jeunesse il y a une fleur
Que j'ai cueillie en pleine douceur
Que j'ai saisie en pleine frayeur

Mais la jeunesse me regarde cruelle elle me dit :
"C'est le temps du départ
Je retourne à d'autre étoiles
Et je te laisse la fin de l'histoire


Carla Bruni


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Dernière édition par ally-net le Lun 13 Mai 2013 - 15:41, édité 1 fois
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MessageSujet: qui chante ?   Lun 19 Sep 2011 - 13:24

Othello

Ce mouchoir je te l'ai offert
Le jour de ton anniversaire
Il est fait de dentelle fine
Léger comme la mousseline
Ce mouchoir je l'ai vu tomber
L'autre soir du nouveau complet
De Cassio quand il t'a conviée
A boire un verre et à danser

Desdémone, je t'aime comme personne
Je t'aime comme personne
Je t'aime comme personne
Mais la jalousie fait sonner les trompettes de Jéricho
Dans le coeur de pierre d'Othello

Ce mouchoir, te l'a-t-il volé
Ce mouchoir lui as-tu donné
Après tout ce n'est pas un crime
Puisque c'est notre ami intime
Mais il parait qu'on t'aurait vue
Avec lui bras dessous dessus
Sortir d'un hôtel de banlieue
Yago me l'a dit, des larmes plein les yeux


Desdémone, je t'aime comme personne
Je t'aime comme personne
Je t'aime comme personne
Mais la jalousie fait sonner les trompettes de Jéricho
Dans le coeur de pierre d'Othello

Qu'as-tu fait, que n'as-tu pas fait ?
Ces questions cent fois répétées
Font que j'ai peur un de ces soirs
D'aller trop loin sans le vouloir
Pour le voir cracher sa douleur
Dedans ce mouchoir de malheur
Que tu lui as donné un jour
Par amitié ou qui sait par amour


Desdémone, je t'aime comme personne
Je t'aime comme personne
Je t'aime comme personne
Mais la jalousie fait sonner les trompettes de Jéricho
Dans le coeur de pierre d'Othello




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MessageSujet: Fables des temps modernes   Mer 19 Oct 2011 - 12:05

A l'image qu'induit la marée acendante
Où chaque vague laisse, après un bel élan,
Un peu de sa substance où naîtra la suivante,
L'humanité progresse et construit son bilan.
Cependant, si la mer aux grands vents est soumise,
L'Homme, pour sa conduite, use de volonté.
Si tous servaient d'abord la commune entreprise,
Le replis de la vague en serait évité.

S'en irait avec lui la somme de détresse
Accompagnant toujours un monde qui régresse.

Gérard Sansey


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MessageSujet: le poème...   Dim 30 Oct 2011 - 8:48

Sur ta tombe

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo


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MessageSujet: le poème...   Lun 9 Jan 2012 - 9:29

Ne vous méprenez pas...

Ne vous méprenez pas mes mots sont versatiles,
Ils passent comme un souffle sur vos dessous de soie.
Déversés par mes doigts d’une caresse volatile,
Madame, si vous aimez, éprenez vous de moi….

Moi qui ne suis que mot dans mes lettres du jour
J’efface là l'image de l’homme qui vous blesse,
pour revêtir celle d’un ange de l’amour,
qui vous dépose son âme, en « l’être » de noblesse…

Une seconde, un instant, le temps d’une lecture
Si je réveille en vous, simplement un plaisir
c’est ma plume qui effleure, l’Ô de son écriture
à vouloir seulement, le bonheur vous offrir…

Eprenez vous de moi, ô belle et douce dame,
prenez ces vers pour vous, sans oublier cela,
si ma pensée s’écoule, telle rivière calme,
je ne suis que des mots, ne vous méprenez pas…

"Princedesroses"
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MessageSujet: le poème...   Mar 10 Jan 2012 - 11:58


La faim du monde



Berce le temps et mes tendres années,
sonnent les secondes qui font battre mon cœur,
tourne l’aiguille sur ma peau dénudée,
mon âme ici respire et peu importe l’heure…

Les heures et les minutes ne sont que, illusion,
seul le soleil me guide et la lune me transporte.
Je vis au gré du temps sans y faire attention,
rien ne me touche plus que le vent qui me porte.

Je suis noir, je suis gris, jaune et blanc en même temps,
je suis chrétien et juif et même musulman.
J’ai même offert un jour mon âme à Bouddha,
je suis tout à la fois et pourtant je ne suis pas.

Je ne suis pas celui qui pourrait croire à dieu,
une force, à elle seule, m’offre la chance de vivre,
je la doit il est vrai bien sur à mes aïeux,
mais c’est bien aujourd’hui la nature qui m’enivre.

Que serais-je sans elle, non !! je ne serais rien.
L’eau qui coule sur sa peau pénètre mes vaisseaux,
ma terre nourricière m’offre le vin et pain
et le soleil son père, vient caresser ma peau.

La lune sa douce mère, vient éclairer mes nuits,
Venant sur mes paupières déposer sa douceur,
caressant mon visage d’une infinie douceur…
La beauté de la vie qui fait battre mon cœur.

Le silence me berce et le bruit me supplie,
le soleil me transperce dans l’ombre de la nuit,
la lune qui me recouvre doucement m’investit
Et la terre ma mère de sa peau fait mon lit.

Je n’ai plus peur de rien et plus rien ne me touche,
sinon l’air qui m’entoure et qui entre en ma bouche.
Mes yeux, eux ne voient plus que la beauté du monde
et mon âme respire ce parfum qui l’inonde.

Le mal à ce moment sur moi n’a plus d’emprise,
les hommes dont le pouvoir est leur propre méprise
deviennent des enfants avec unique jouet,
qu’un simple morceau de bois, que je viens de casser.

Mes larmes ne sont que, quand je vois le bonheur,
des gouttes d’eau de pluie qui remplissent la mer,
mon cœur se réchauffant de cette douce lueur,
s’écoule tel un glacier venant fondre en la terre.

Et quand dans la souffrance, j’entrevois le malheur,
en moi gronde le mal contenant l’éruption,
dans mes veines se mélange la potion du bonheur,
pour n’avoir point pitié mais juste de l’attention.

La lune et le soleil me rendent là ma place.
Si je suis né poussière je suis toujours poussière,
quand je vis ces instants d’un pur état de grâce,
sans même besoin d’un dieu je n’ai qu’une prière…

Berce le temps et mes tendres années,
sonnent les secondes qui font battre mon cœur,
tourne l’aiguille sur ma peau dénudée,
mon âme ici respire et peu importe l’heure…

Le bien devrait être la réincarnation du mâle.

Princedesroses


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MessageSujet: Re: le poème du jour   Ven 20 Jan 2012 - 18:04

C'est le bouquet

MON POULET,

La jalousie, l'envie, la fierté, la rancœur
Font gonfler nos thorax des airs que l'on se donne
Et ces amphétamines enveloppent nos cœurs
Comme un poulet castré qu'un torchon emprisonne.

Nos appétits débordent les murs de nos colons
Et chaque grain doré des vices que l'on ingère
Nous renvoie comme image celle d'un apollon
Pour étouffer d'un rôt nos consciences mégères.

Puisqu'elle nous rend plus beau cette chimie patiente
qui doit nous inviter aux festins des nantis.
Nous blanchiront plus tard aux lunes scintillantes
les bures de nos remords : Nos âmes repenties.

Bien malin est celui qui emplit nos écuelles
Savourant son offrande, nous baisons ses galoches
Sans voir qu'à chaque pas la broche se rapproche
Nous le suivons docile à travers la ruelle.

Par le brouet informe qu'il nous fait quotidien
Tous nos sens sont repus, tous nos besoins comblés
Et dans cette débauches d'orgasmes hollywoodiens
notre vie n'est qu'un conte qu'il compte au cours du blé.

Des bits par millions décident nos destins
et nous quittons bientôt nos modestes réduits
Pour une grande surface peuplée de philistins
Où, divisés, nos restes deviennent des produits.

Bien sur nous n'avons pas violé, brûlé, occis
Nous n'avons pas de sang innocent sur les mains
Mais notre seule excuse à cette anorexie
c'est d'avoir chaque jour remis l'heur à demain.

Mais pourtant les chimères qui chantent et nous médusent.
les gobelins espiègles, les orques maléfiques
toutes ces créatures qui, nos esprits, abusent
Ont des pouvoirs étiques, maigres et famélique

De tous les vices, un seul rend immonde le monde.
Pernicieux, silencieux, immobile et muet
Il s'insinue perfide, et son humeur féconde
fleurit de ses rejets nos âmes embuées ;

C'est la résignation ! La perfide acédie
Qui ne rêve de rien et n'attend plus personne.
Indigne-toi mon frère avant que ton heure sonne.
D'autres, bien mieux que moi, te l'auront assez dit.

20 janvier 2012

C'est le bouquet est une digression des fleurs du mal de Baudelaire. Ici, le texte correspond à "au lecteur" de l'édition originale.
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MessageSujet: Re: le poème du jour   Ven 20 Jan 2012 - 18:36

Puisque la question c'est qui chante, la réponse c'est Serge Lama

ally-net a écrit:
Othello

Ce mouchoir je te l'ai offert
Le jour de ton anniversaire
Il est fait de dentelle fine
Léger comme la mousseline
Ce mouchoir je l'ai vu tomber
L'autre soir du nouveau complet
De Cassio quand il t'a conviée
A boire un verre et à danser

Desdémone, je t'aime comme personne
Je t'aime comme personne
Je t'aime comme personne
Mais la jalousie fait sonner les trompettes de Jéricho
Dans le coeur de pierre d'Othello

Ce mouchoir, te l'a-t-il volé
Ce mouchoir lui as-tu donné
Après tout ce n'est pas un crime
Puisque c'est notre ami intime
Mais il parait qu'on t'aurait vue
Avec lui bras dessous dessus
Sortir d'un hôtel de banlieue
Yago me l'a dit, des larmes plein les yeux


Desdémone, je t'aime comme personne
Je t'aime comme personne
Je t'aime comme personne
Mais la jalousie fait sonner les trompettes de Jéricho
Dans le coeur de pierre d'Othello

Qu'as-tu fait, que n'as-tu pas fait ?
Ces questions cent fois répétées
Font que j'ai peur un de ces soirs
D'aller trop loin sans le vouloir
Pour le voir cracher sa douleur
Dedans ce mouchoir de malheur
Que tu lui as donné un jour
Par amitié ou qui sait par amour


Desdémone, je t'aime comme personne
Je t'aime comme personne
Je t'aime comme personne
Mais la jalousie fait sonner les trompettes de Jéricho
Dans le coeur de pierre d'Othello


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MessageSujet: Les Fleurs du mal   Ven 20 Jan 2012 - 20:23

Beaudelaire (Les Fleurs du mal)

Au Lecteur

La sottise, l'erreur, le péché, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.


Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.


Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.


C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent!
Aux objets répugnants nous trouvons des appas;
Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.


Ainsi qu'un débauché pauvre qui baise et mange
Le sein martyrisé d'une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.


Serré, fourmillant, comme un million d'helminthes,
Dans nos cerveaux ribote un peuple de Démons,
Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.


Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie,
N'ont pas encor brodé de leurs plaisants dessins
Le canevas banal de nos piteux destins,
C'est que notre âme, hélas! n'est pas assez hardie.


Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,
Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,
Dans la ménagerie infâme de nos vices,


II en est un plus laid, plus méchant, plus immonde!
Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde;


C'est l'Ennui! L'oeil chargé d'un pleur involontaire,
II rêve d'échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
- Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère!


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MessageSujet: Re: le poème du jour   Ven 20 Jan 2012 - 20:33

J'avoue qu'il n'est pas mon poète préféré : je lui préfére de loin François Villon.


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MessageSujet: Comme un livre ouvert...   Sam 27 Oct 2012 - 13:15

Comme un livre ouvert ( duo tout seul)

Comme un livre ouvert où chaque page est un miroir
le reflet d’une femme qui vient inscrire mon histoire
Je découvre mon visage qu’elle a gravé comme une orfèvre
Et cette image d’elle, déposé sur mes lèvres.

Je lis ses mots, où les matins se réveillent
Comme dans un rêve sous le plus beau des soleils
Je bois ses mots pour que sans cesse ils me rappellent
que dans mes mots, je ne suis fait que pour Elle.

« Il voit les rivages de terres qui paraissent lointaines
Où nos mains se joignent comme au milieu d’une fontaine
Et des plages immenses, nos pas qui s’éloignent peu à peu
Puis se retrouvent comme le bonheur dans nos yeux. »

Je lis ses mots, où les matins se réveillent
comme dans un rêve sous le plus beau des soleils
Je bois ses mots pour que sans cesse ils me rappellent
que dans mes mots… dans mes mots, je ne suis fait que pour Elle.

« Il a ces silences qui pourtant veulent dire beaucoup
Quand dans ses yeux je peux lire qu’il pense fort à nous »
« Et sur ses lèvres ou s’inscrivent ses lettres du jour
Il a pour moi ses plus beaux mots d’amour »

Je lis tes mots,
« il lit mes mots… »

Je lis tes mots,pour que sans cesse ils me réveillent
Bien mieux qu’un rêve toi tu es mon plus beau soleil
Je bois tes mots pour que sans cesse tu te rappelles
Que dans mes mots, tu es Elle…

Comme ce livre ouvert où chaque page est un miroir
Je veux que tu saches, que c’est toi ma plus belle histoire


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MessageSujet: Le poème du jour   Lun 24 Déc 2012 - 13:13


Le vieux et son chien.

S'il était le plus laid
de tous les chiens du monde,
je l'aimerais encore à cause de ses yeux.

Si j'étais le plus laid
de tous les vieux du monde,
l'amour luirait encore
dans le fond de ses yeux.

Et nous serions tous deux,
lui si laid, moi si vieux,
un peu moins seuls au monde
à cause de ses yeux.

Pierre Menanteau


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MessageSujet: Le poème du jour   Mar 22 Jan 2013 - 19:57

Colombe

Vole ma colombe ... vole!
Tu n'ignores rien des frontières
Et nul besoin de boussole
Pour autres apporter ta lumière.

Vole douce colombe... vole!
Et de ton aile caresse mon âme,
Mais voilà que mon coeur se désole
Et nu me retrouve sans armes.

Vole belle colombe... vole!
Voyage par monts et par vaux
Et bien par delà des cols,
Fais moi voyager de nouveaux.

Vole frêle colombe... vole!
Qu'une vie entière ne suffira
Même si en mon esprit tu caracoles...
Plumes et duvets blancs t'essaimera.

Vole tendre colombe... vole
Dépose mes souvenirs à tous vents,
Car c'est avec eux que tu convoles,
Matin et soir, de l'ouest au levant.

Vole... vole...

Yves


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MessageSujet: Re: le poème du jour   Sam 30 Mar 2013 - 10:07

joli ce '' je veux des ''toi'' ''

J'aime beaucoup..

aller un des miens cela faisait bien longtemps Smile


Mon coeur

Un oiseau sur mon cœur c'est posé,
Si léger, qu'il a à peine frissonné

Une brise à son tour est passé,
De ses soupirs, elle n'a rien emporté

Du ciel une ondée est tombée
De larmes de pluie, il s'est gorgé

Le soleil, pas en reste a brillé
Il ne l'a qu'a peine réchauffé

Mais sans m'y attendre tu y es entré,
Prisonnière de cet écrin, tu restes à jamais

Yves

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MessageSujet: Le poème ....   Mar 7 Mai 2013 - 16:12

Un oiseau chante

Un oiseau chante ne sais où
C'est je crois ton âme qui veille
Parmi tous les soldats d'un sou
Et l'oiseau charme mon oreille

Écoute il chante tendrement
Je ne sais pas sur quelle branche
Et partout il va me charmant
Nuit et jour semaine et dimanche

Mais que dire de cet oiseau
Que dire des métamorphoses
De l'âme en chant dans l'arbrisseau
Du coeur en ciel du ciel en roses

L'oiseau des soldats c'est l'amour
Et mon amour c'est une fille
La rose est moins parfaite et pour
Moi seul l'oiseau bleu s'égosille

Oiseau bleu comme le cœur bleu
De mon amour au cœur céleste
Ton chant si doux répète-le
À la mitrailleuse funeste

Qui chaque à l'horizon et puis
Sont-ce les astres que l'on sème
Ainsi vont les jours et les nuits
Amour bleu comme est le cœur même

Apollinaire


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MessageSujet: L'orage   Lun 29 Juil 2013 - 6:55

L'orage

D'abord, un grand soupir qui s'est interrompu,
Une haleine exhalée de mousses d'herbes et de glaise,
Essences qui s'emmêlent sans être corrompues
Un souffle en suspension où les courants se taisent.

L'eau rage confinée dans cet étrange éther
Qu'enveloppe un chagrin assombri dans sa trame.
Pudique voile couvrant la triste Déméter
Dont les frères ont dessein d'inventer quelque drame.

La coiffure se déchire d'un trait tonitruant
La foudre fait gronder la fronde du trident
Il écorne le ciel en soufflant et ruant
Mais Zeus s'en amuse avec un rire strident.

Leur querelle passe en trombe. Ils jouent à se pourfendre
Et leur terrain de jeu refuse les frontières
Mais ils laissent un désordre dont l'écho fait entendre
Tous les rus qui se ruent dans les rues en rivières.

Le vent comme une bise vient consoler les lieux
Que des sursauts tremblants ramènent aux ravages.
les voiles sont dissipés rendant l'azur aux cieux.

Pourtant, par Toutatis, comme j'aime l'orage.

29 juillet 2013
Pierre Barrès


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